JARDINS DE LAVENUE FOCH



JARDINS DE L'AVENUE FOCH (66 200 m2)

 

Pour relier Paris et le Bois de Boulogne nouvellement aménagé, Napoléon III souhaitait une voie majestueuse en accord avec l'élégance de l'ouest de la capitale. Ce fut l'avenue Foch qui s'appelait alors avenue de l'Impératrice. Décidée par une loi de 1864, ouverte en 1865, l'avenue de l'Impératrice se voulait dans l'esprit de ses concepteurs la plus belle avenue du monde. De fait, tout sera mis en oeuvre à cette fin. Avec une voie carrossable et deux allées latérales, l'une réservée aux piétons et l'autre aux cavaliers, avec des contre-allées et des chaussées aménagées devant les immeubles, l'avenue atteindra près de 140 mètres de large sur 1,5 kilomètres de long. La décoration de cette voie impériale fut confiée à Alphand qui garnit les jardins de toutes les espèces d'arbres et d'arbustes acclimatées à Paris, soit près de 4 000 essences différentes. Aujourd'hui, parmi les arbres remarquables de cette promenade, se trouvent quelques spécimens centenaires dont trois platanes, un marronnier d'Inde, un Sophora du Japon, un orme de Sibérie et un tulipier de Virginie. Dès 1855, avant même que les arbres soient plantés ou juste épanouis, alors que l'avenue était encore en construction et les immeubles en projet, l'avenue de l'Impératrice devint un lieu à la mode où se côtoyaient l'aristocratie et le demi-monde, où les cavaliers élégants et les attelages rutilants rivalisaient de prestance en se rendant au bois de Boulogne.
C'est ici que s'achève cet itinéraire des promenades du Second Empire qui nous a conduit des jardins impériaux aux plus modestes squares de quartier et des parcs populaires aux plus somptueux espaces verts réservés à la haute société. C'est en tout plus de 1 830 hectares qui furent créés et réaménagés sous le Second Empire, soit près de 80% des actuels espaces verts de la capitale. Mais avant de se quitter, il convient de rendre un dernier hommage à celui qui contribua pour la plus grande partie à la réalisation de cet ensemble magnifique, Adolphe Alphand. C'est entre les numéros 17 et 22 de l'avenue Foch qu'un monument fut élevé à sa mémoire en 1899 par Dalou et Formigé. Il figure l'ingénieur debout, sur un piédestal, entouré de quatre de ses collaborateurs, devant un petit monument en exèdre supportant deux bas-reliefs symboliques de son oeuvre : l'un montre des ouvriers effectuant des travaux de terrassement et de pavement, l'autre des jardiniers occupés à la plantation d'un arbre.